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Compostage : 10 choses à ne jamais jeter dans son compost

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©MementoImage/iStock

Contrairement à votre (ex) poubelle peu difficile, le composteur, qu’il soit intérieur ou extérieur, ne digère pas tout. Alors, que mettre ou ne pas mettre dans son bac à compost pour éviter les odeurs, les moucherons, et obtenir un engrais de choix ? Voici 10 choses à éviter de jeter dans votre compost pour le garder en bonne santé.

L’art du compostage est plus tolérant en extérieur qu’en intérieur (lombricompostage). Cela dit, il existe quelques denrées à ne jamais composter, quelle que soit la nature de votre bac à compost, afin que celui-ci puisse enclencher le processus de décomposition de la meilleure façon. Voici la liste noire de ces aliments ou produits à ne jamais jeter dans votre compost, sous peine de le rendre malade. Évitez-lui l’indigestion !

1/ Des restes de viande ou de poisson

Les restes de viande, de poisson, les coquilles de crustacés et autres produits d’origine animale ne sont pas très indiqués pour garder un compost frais et dispo ! Évitez, et finissez vos restes. Pour limiter le gaspillage alimentaire et le recours à la poubelle, privilégiez les pièces de viande sans os ni gras à l’achat. De cette façon, vous n’aurez rien à jeter.

poissons repas poisson mer
©Jeremy Stewart/Unsplash

2/ Des déchets de produits laitiers

Votre bac à compost est 100% vegan, respectez ses convictions ! Comme la viande ou le poisson, les produits laitiers (beurre, lait, fromages et leurs croûtes…) sont aussi des denrées à ne jamais jeter dans votre compost.

3/ Les restes de gâteaux ou biscuits

Les articles de boulangerie sont plus ou moins sucrés, et ne feront qu’attirer les parasites. Quelques miettes passent, mais pas une moitié de gâteau ! Là encore, limitez le gaspillage et essayez de finir vos restes. Il serait dommage de jeter cette chouquette orpheline…

4/ Les huiles & matières grasses

Les matières grasses ne s’intégreront pas bien à votre compost. En effet, celui-ci a besoin d’humidité pour décomposer les éléments que vous jetez, et, comme vous le savez, l’huile et l’eau ne font pas bon ménage (du moins elles ne se mélangent pas)…

5/ Les poils des brosses à dents en bambou (aux manches) compostables

Les brosses à dents en bambou compostables ne le sont souvent pas entièrement. Même si ce n’est pas toujours indiqué, leurs poils ne sont généralement pas biodégradables et il est nécessaire de les éliminer avant de les jeter au compost. Épargnez à votre bac une digestion difficile !

brosse à dents bambou bois zéro déchet
©Unsplash

6/ Les sacs en bioplastique soi-disant biodégradables

L’ère du plastique semble toucher à sa fin, mais nombreuses sont les matières qui prétendent le remplacer tout en étant biodégradables… Pourtant, il ne vaudrait mieux pas composter ces sacs en amidon de maïs que votre boulanger vous a gracieusement offert au moment de vous rendre compte que vous aviez oublié vos sacs à vrac !

7/ Composter uniquement des épluchures de fruits et légumes

Même si les épluchures sont d’excellents repas pour alimenter votre composteur, les déchets organiques humides ne sauraient à eux seuls assurer la bonne santé du compost. En effet, celui-ci nécessite de se faire nourrir en alternant déchets verts secs et déchets verts humides, pour équilibrer la texture du compost final. Alternez donc épluchures de fruits et légumes avec des feuilles mortes, des brindilles ou des morceaux de carton compostable. Un compost trop humide favorise la prolifération des moucherons. À l’inverse, un compost trop sec n’est pas non plus indiqué. Tout est une question d’équilibre !

8/ Trop d’épluchures d’agrumes (citrons, oranges, pamplemousses…)

Les agrumes ont la peau épaisse et acide. Ces écorces mettent du temps à se dégrader dans la nature et risquent de faire baisser le pH de votre compost. Vous pouvez composter de petits morceaux (coupés) de citron ou d’orange de temps en temps, mais pas trop souvent. Utilisez-les plutôt pour parfumer vos produits ménagers maison !

9/ Les plantes malades ou mortes

Les plantes vertes (et autres variétés) que vous avez vues tragiquement périr sous vos yeux, infestées d’insectes ou de pucerons ne sont pas un bon élément de compostage. Ne risquez pas de propager pas la maladie dans votre compost !

10/ Les tontes de pelouse traitées

La pelouse traitée aux pesticides ou aux herbicides peut être compostée, mais en petites quantités. Évidemment, mieux vaut éviter d’asperger sa pelouse de produits toxiques… Le cas échéant, vous devrez patienter quelques semaines afin que l’herbe sèche et que la concentration en produits chimiques baisse avant de la composter.

pelouse herbe gazon
©Ochir-Erdene Oyunmedeg/Unsplash

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2 Comments

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  1. Bonjour,
    Merci pour ces conseils, mais concernant les restes de produits carnés ou laitiers, je conteste cette vision des choses qui de mon point de vue est totalement dépassée et contradictoire par rapport à la dimension circulaire des déchets alimentaires. Sinon que faut-il en faire ? Les mettre dans les poubelles noires ? Complètement anti-écolo puisqu’on va encombrer les centres d’enfouissement ou d’incinération avec des déchets utiles à la nature ! Quand vous avez un jardin et un composteur, il n’y a absolument aucune raison de ne pas mettre au compost ce qui est organique, y compris les carcasses de poulet ou de poisson : cela fait plus de quinze ans que je mets indistinctement dans mon compost (en plus des déchets verts) peaux de bananes et d’oranges, os et arrêtes, croûtes de fromages… Je ne remue même pas mais me contente deux fois par mois de faire des puits d’aération en enfonçant un bâton en prenant bien soin d’aller jusqu’au sol. Pour limiter les éventuels moucherons, j’ajoute un peu de tonte fraîche ou du terreau. La nature fait le reste et l’ensemble trouve son équilibre tout seul. Et ça marche du feu de dieu puisque je tamise 200 à 300 litres de terreau deux fois par an. Alors oui, il y a un couple de loirs qui hiberne chaque hiver dans l’un de mes bacs (ce ne sont pas des “nuisibles” mais des auxiliaires), oui je retrouve les os dans mon tamis et je les remets par dessus (ils se dégradent lentement mais jouent un rôle positif dans l’aération et donc l’oxygénation des déchets). Attention : le secret d’un compost de jardin réussi réside aussi dans la présence de déchets carbonés (feuilles et herbe sèches, bois…) mélangés au reste ; si vous n’avez que des restes de cuisines, l’excès d’humidité et d’azote risque fort de ne vous donner un terreau peu abondant…

    • Bonjour, merci de votre lecture et de votre précieux commentaire. Ravie de constater que les déchets alimentaires issus de produits animaliers n’altèrent pas l’équilibre de votre compost extérieur. N’y a-t-il pas de mauvaises odeurs ? Pour les lombricomposteurs, il est tout de même déconseillé d’y jeter des déchets animaliers. Cela dit, un mode de vie proche du véganisme est tout de même plus efficace pour accélérer la transformation, et aussi plus sain et “écolo” comme vous dites ! Sans compter la souffrance/exploitation animale 😉 Belle journée à vous

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