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Slovénie : Ljubljana, première capitale européenne sans voitures

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©BalkansCat/iStock

Ljubljana a sauté le pas. La capitale de la Slovénie a décidé d’interdire les voitures dans l’ensemble de son centre-ville. Un pari osé, mais essentiel.

Aujourd’hui, force est de constater que les villes ne sont plus faites pour les voitures. Pistes cyclables et autoroutes vélo, centre piéton, rues limitées à 30 km/h ou voies de bus réservées… Les véhicules à moteur thermique ne sont plus les bienvenus, et ce n’est pas plus mal ! Il faut dire que nous ne sommes pas à plaindre tant l’offre de transports en commun et aménagements cyclables est vaste. Certes, il existe bien quelques communes restant attachées au passé, mais il faut avouer que la transition est palpable. En Slovénie en tout cas, Ljubljana, la capitale, a décidé de renvoyer les voitures hors du centre-ville.

Voitures et taxis ne sont plus autorisés à circuler dans le centre-ville de Ljubljana

C’est un silence apaisant qui règne à présent dans le coeur de la capitale slovène. À Ljubljana, plus de voitures ni de taxis qui tiennent. Adieu les moteurs vrombissants, bruyants et polluants, la circulation frénétique et les embouteillages fatigants. La capitale de la Slovénie a décidé de se sevrer des véhicules thermiques pour le meilleur.

C’est en 2007 que la mairie se lance, en commençant à débarrasser progressivement le centre-ville des voitures.

Ljubljana Slovénie capitale ville sans voitures centre rues
©Kasto80/iStock

Parkings relais et bus gratuits

Bien sûr, les conducteurs ne sont pas interdits de cité, ceux-ci devront simplement laisser leur voiture dans d’immenses parkings relais avant d’entrer dans la ville. Ensuite, ils pourront emprunter un bus gratuit ou bien une voiturette électrique (tout aussi gratuite) pour se rendre dans le centre de Ljubljana.

De nombreux aménagements cyclables sont également mis en place pour se déplacer rapidement et facilement à vélo. Enfin, de nouveaux ponts ont été construits en vue de raccourcir le temps de trajets des habitants.

La ville autorise tout de même le passage motorisé des livreurs, mais seulement entre 6 heures et 10 heures du matin.

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©BalkansCat/iStock

Les impacts positifs constatés

Contrairement à ce que pourraient penser les sceptiques, l’impact positif d’un tel centre-ville est là. En plus de réduire la pollution et d’améliorer considérablement la qualité de l’air, la fréquentation du centre-ville n’a fait qu’augmenter. Et finalement, quoi de plus logique ? Plus sécurisées, moins bruyantes et polluées, plus agréables à regarder… les rues de Ljubljana sont plus attirantes que jamais !

Le silence est la première chose appréciée par les habitants. Savourer son café en terrasse et s’entendre parler n’est plus utopique.

Ljubljana et son engagement en faveur de l’environnement

Ljubljana n’est pas novice en matière d’écologie. En 2016, la ville reçoit le titre de Capitale verte de l’Europe pour ses avancées écologiques citoyennes et sa stratégie de développement durable. La capitale a en effet pu mettre en place de nombreuses mesures écologiques au cours de ces dix dernières années, notamment l’implémentation d’un réseau de transports publics d’envergure.

De plus, trois quarts de la surface de Ljubljana représente des parcs et des jardins (542 m² d’espaces verts par habitant), et les avenues piétonnes se sont vues bordées de nouveaux arbres.

Triple bridge Stritarjeva rues Ljubljana Slovénie
©Robert Pavsic/iStock

Alors, à quand un Paris piéton ?

Et vous, saviez-vous que Ljubljana était la première capitale à interdire les voitures dans son centre ville ? Que pensez-vous de cette réforme routière spectaculaire ? Partagez-nous votre avis en commentaire !


4 Comments

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  1. Bonjour Elisabeth 🙂 Merci a vous pour votre message ^^ ~situation_de_handicap : Je ne vois pas tres bien en quoi le fait d’avoir des voitures dans une ville peuplee puisse etre un facteur d’inclusion 🙂 Les personnes en situation de handicap que je connais (sur plusieurs generations) utilisent des modes de transport doux (marche ou velo ou train ou tram avec ou sans assistance d’un equipement specifique adapte a leur situation) – Justement – C’est plutot le contraire – Des villes sans voiture permettent enfin aux habitant,e.s de (re)prendre possession de l’espace qui est le leur – Enfant, nous jouions dans la rue + sans supervision parentale (je suis un ‘tail-end-gen-xer cad. ne entre 1973 et 1976) – Desormais, c’est un plaisir simple que beaucoup de parents refusent a leurs (grands) enfants en partie a cause du risque pressenti de collision avec une voiture (les voitures qui sont, reconnaissons-le, omnipresentes partout ou le regard se porte des que quelqu’un sort de chez soi) – Meme chose pour les personnes dites ‘agees’ pour qui traverser la rue est un vrai gymkhana parfois sans parler de ceux ou celles qui trouvent que les pieton.ne.s ne passent pas assez vite etc… – Non – Vraiment – En ce qui me concerne et meme en prenant en compte la situation de handicap, je pense qu’une ville peuplee sans voiture … c’est le Passe (il y a 100 ans, il n’y avait presque pas de voitures) mais c’est aussi et surtout l’Avenir 🙂

  2. Pour! Pour des villes piétonnes qui retournent à la vie!!!! Il faut bien souligner l’offre des transports publics GRATUITS, le choix des options (bus, voitures électriques, vélos): un changement n’est possible que si l’on propose des alternatives utilisables facilement et qu’ on explique bien les avantages pour chacun.
    Ceci dit, j’accompagne le commentaire précédent: n’oubliez pas l’accès facile pour les handicaps moteurs. Y en a assez de ces zones piétonnes très joliment pavées mais où on se casse le dos à chaque pavé, en fauteuil comme en vélo d’ailleurs. Il faut penser à laisser une piste lisse. Ce sera aussi utile pour les poussettes bébés.

  3. Je vous en supplie n excluez pas les personnes en situation de handicap des villes. Déjà à Bruxelles je ne peux plus aller en centre ville car il est piéton. Idem bientôt pour le quartier du Chatelain qui est prévu aussi de passer en zone piétonnière. Pensons à tous les habitants et visiteurs d une ville et soyons une société inclusive.

    • Une ville sans voiture ne veut pas dire qu’elle n’est pas équipée pour les personnes en situation de handicap ! 😉

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