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La décroissance, seule solution pour sauver la planète ?

Ne plus consommer du tout, ou presque, tel est le principe de la décroissance. Selon les scientifiques, ce mouvement allant à l’encontre du capitalisme serait le seul à pouvoir sauver la planète.

Face aux enjeux écologiques (et sociaux) critiques, la décroissance s’annonce comme une délivrance. Selon les spécialistes, s’opposer au capitalisme et à la croissance incessante serait la solution la plus efficace pour sauver la planète. Retour sur ce mouvement pas si restrictif qu’il en a l’air.

Qu’est-ce que la décroissance ?

Comme son nom l’indique, la décroissance s’oppose à la croissance, ce concept économique fondé sur le développement incessant des richesses et des ressources, qu’elles soient matérielles ou naturelles.

Selon Nicholas Georgescu-Roegen, économiste et mathématicien américain des années 60 (et en toute logique), la croissance infinie est impossible à maintenir sur une planète aux ressources épuisées. Dès 1971, celui-ci publie un livre dans lequel il remet en cause la pensée économique occidentale. Dans cet ouvrage intitulé The Entropy Law and the Economic Process, le scientifique reproche au capitalisme de négliger la loi de l’entropie, ce processus de dégradation de l’énergie et de la matière, autrement dit les limites physiques de la Terre.

Le mathématicien américain remet également en cause le rôle de producteur/consommateur de l’humain, qui ne doit pas s’épanouir par le matériel ou la croissance, mais en respectant des dimensions biologiques, philosophiques, culturelles et spirituelles.

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Le principe de la décroissance ne date pas d’hier

Nicholas Georgescu-Roegen en 1960, André Gorz (philosophe et journaliste engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique) en 1950, le principe de la décroissance n’est définitivement pas un concept dans l’air du temps. Malheureusement, lobbies obligent, l’écho de leurs mots ne semble pas porter bien loin…

C’est dans les années 2000 que la notion de décroissance va entrer dans le débat public avec le rapport du Club de Rome, groupe de réflexion international portant sur les limites de la croissance. Le fameux compte-rendu, aussi appelé Rapport Meadows, est d’ailleurs le premier à questionner le milieu économique sur l’impact environnemental et social du système de croissance.

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Comment devenir un.e « décroissant.e » ?

Comme on pourrait s’y attendre, la décroissance exige un changement de vie radical. Mais pas si extrême que cela quand on s’inscrit déjà dans une démarche zéro déchet ou qu’on consomme les denrées de son propre potager. L’objectif des décroissants est finalement de devenir autosuffisant. Et quoi de plus radical que de fabriquer ses propres produits ménagers ou d’hygiène, ses meubles, cultiver ses fruits et légumes dans son jardin ou cuisiner son pain ?

D’ailleurs, nombreuses sont les personnes qui agissent déjà en ce sens à travers le monde. C’est notamment le cas des éco-villages ou des éco-hameaux, ces lieux de vie communautaires qui prônent la simplicité volontaire, le développement d’une agriculture vivrière et les activités professionnelles bas carbone. Une façon de posséder moins et de travailler moins, tout en insufflant plus de sens à ses actions quotidiennes. Comme l’affirme le sociologue Eric Pineault :

La décroissance mise sur des outils collectifs et des réponses collectives aux problèmes de sorte que ce soit plus facile et moins traumatisant pour les individus.

La décroissance, la solution ultime à la crise écologique ?

En termes de décroissance, nous ne sommes pas tous sur un même pied d’égalité. Une des raisons pour laquelle la mise en place d’un modèle de société décroissant est essentielle pour accélérer le processus.

Pour parvenir à une décroissance généralisée, les économistes proposent plusieurs pistes. Parmi elles la taxation des produits les moins écologiques, une fiscalité verte, la création d’un revenu universel, le développement de l’économie circulaire et des transports publics, etc.

Malheureusement, il semblerait qu’un tel changement prenne du temps, et que la volonté des plus grands se fasse désirer… À nous donc d’entamer notre transition : vivons mieux avec moins, tel est le leitmotiv de la décroissance. Finalement, rien de plus logique au bonheur minimaliste.

Et vous, que pensez-vous de la décroissance comme solution au réchauffement climatique et aux enjeux sociaux actuels ? Partagez-nous votre avis en commentaire !

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