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Ne mettons pas toutes les huiles essentielles dans le même panier ! 9 HE non toxiques pour la planète

Les huiles essentielles ne sont pas toutes à mettre dans le même panier ! Si certaines sont très toxiques pour les organismes aquatiques, d’autres sont inoffensives et demandent moins de ressources pour leur fabrication. Voici le classement des huiles essentielles les plus écologiques et celles qu’il vaut mieux éviter pour épargner sa santé et celle de l’environnement.

Si les huiles essentielles (abrégées HE) sont biodégradables, certaines variétés peuvent s’avérer toxiques pour l’humain (et l’enfant particulièrement), les animaux et l’environnement. En plus, la plupart de ces essences demandent beaucoup d’énergie pour leur fabrication. Mais ne mettons pas toutes les huiles essentielles dans le même panier ! Certaines HE sont plus écologiques que d’autres, voire complètement inoffensives pour l’environnement. On vous éclaire sur le sujet, pour ne plus céder aux généralités.

Les huiles essentielles demandent beaucoup de ressources, mais toutes ne sont pas fabriquées de la même façon

Quand on fabrique ses cosmétiques ou produits ménagers zéro déchet à la maison, difficile de passer à côté des fameuses gouttes d’huile essentielle… Pourtant, le débat fait rage : les HE ne sont pas zéro déchet, elles polluent l’environnement, elles sont dangereuses pour la santé… Autant d’affirmations qu’on peut lire à droite à gauche au fil des forums spécialisés ou des réseaux sociaux. Si tout n’est pas faux, en revanche, il faut tempérer les on-dit et autres généralités. Car, s’il est vrai que l’huile essentielle de bois de rose nécessite énormément de ressources pour sa fabrication (déforestation à l’appui…), que l’HE de menthe poivrée est toxique pour les organismes aquatiques, en revanche, l’HE de lavande fine est inoffensive et demande bien moins de ressources.

Alors, quelles sont les huiles essentielles les plus écologiques ? Et celles qu’il vaut mieux ne pas acheter pour éviter de polluer ? C’est tout l’objet de notre recherche ! Voici nos réponses.

Comment fabrique-t-on une huile essentielle ?

Avant de dévoiler le classement des huiles essentielles les plus (ou moins) écologiques, une petite introduction s’impose. Savez-vous comment elles sont fabriquées ? Les huiles essentielles sont un extrait très concentré de molécules aromatiques de plantes. On les obtient soit par distillation à la vapeur d’eau (c’est le cas de l’HE de lavande, de thym ou d’eucalyptus), soit par pression mécanique à froid (les HE d’agrumes notamment). Quand elles ne sont pas bio, beaucoup d’huiles peuvent contenir des solvants nocifs. À l’inverse, même bio, certaines variétés peuvent engendrer une déforestation inquiétante (l’HE de bois de rose par exemple). Oui, car en fonction des variétés de plantes utilisées, la production d’huile essentielle est très gourmande en énergie. D’où la nécessité de choisir les bonnes huiles essentielles, issues de l’agriculture biologique et extraites de plantes qui ne sont pas en danger.

À titre d’exemple, pour extraire de l’HE de rose, il faut compter 4 tonnes de pétales de fleurs pour produire 1 kg d’huile. Pour produire la même quantité d’HE de clou de girofle, il faudrait 7 kg d’épices. Les huiles essentielles ne sont pas toutes logées à la même enseigne !

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Toutes les huiles essentielles ne mettent pas en danger l’environnement et les océans

Si certaines huiles essentielles déversées dans les cours d’eau sont néfastes pour la faune et la flore aquatique, en revanche, certaines variétés sont totalement inoffensives pour l’environnement. Voici le match !

Les huiles essentielles les plus écologiques :

Cette liste d’huiles essentielles prend en compte la fabrication, mais aussi la toxicité sur l’environnement et l’humain. Privilégiez bien sûr les huiles fabriquées en France (la lavande et le lavandin sont très faciles à trouver bio et locales).

  • Lavande fine & vraie : antistress, antipoux, naturellement déodorante…
  • Lavandin super : antistress, antipoux, cicatrisante, déodorante…
  • Géranium rosat : anti-moustiques, antifongique & antivirale
  • Mélisse : anti-parasitaire, antispasmodique…
  • Menthe citronnée (mentha citrata) : antispasmodique, antistress, aide à digérer…
  • Arbre à thé (tea tree) : antibactérienne, antifongique, anti-inflammatoire…
  • Rosalina : relaxante, anti-acné…
  • Ylang-ylang : antistress, soin de la peau et des cheveux…

Les huiles essentielles les moins écologiques :

Cette liste d’huiles essentielles prend en compte la fabrication, mais aussi la toxicité sur l’environnement et l’humain.

  • Camomille matricaire
  • Cannelle
  • Valériane
  • Thym à thymol
  • Cèdre de l’atlas
  • Estragon
  • Citronnelle de Ceylon
  • Eucalyptus globulus
  • Girofle
  • Lavande aspic
  • Menthe verte & poivrée
  • Romarin à verbénone et à camphre
  • Sauge officinale
  • Origan
  • Thuya
huiles essentielles de menthe
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Les huiles essentielles sont à consommer avec modération, mais peuvent remplacer les médicaments chimiques de la meilleure façon

Beaucoup d’huiles essentielles sont toxiques, d’où l’importance de connaître toutes les variétés sur le bout des doigts ! Ou du moins, de se renseigner pour ne prendre aucun risque. Les HE les plus toxiques sont souvent celles qui contiennent des cétones, qui influent sur le cerveau (menthe verte ou poivrée, romarin à cinéole ou à verbénone, sauge officinale…). En revanche, certaines huiles essentielles ne sont pas toxiques ni dangereuses pour l’environnement, et possèdent des propriétés particulièrement intéressantes pour remplacer des produits ou médicaments chimiques, dangereux et non biodégradables. Comme pour tout, les HE sont à consommer avec modération, et doivent justifier leur utilisation, et non seulement servir à parfumer une préparation !

Les huiles essentielles ne datent pas d’hier

Malgré la mode actuelle, l’usage des huiles essentielles ne date pas d’hier ! Déjà en Égypte ancienne on les utilisait couramment pour fabriquer des produits de beauté, des médicaments ou pour embaumer les défunts. C’est Alexandre Le Grand qui les introduit ensuite en Grèce Antique. Un peu oubliées après la Renaissance, c’est au tour de René-Maurice Gattefossé de  redorer le blason des huiles essentielles au 20e siècle en vantant les mérites de l’aromathérapie. Ce Lyonnais d’origine est d’ailleurs considéré comme l’un des fondateurs de l’aromathérapie contemporaine, ayant lui-même inventé le nom.

Pour résumer

Privilégions l’utilisation des huiles essentielles pour leurs propriétés, et non exclusivement pour leur parfum (les hydrolats peuvent faire l’affaire dans de nombreuses préparations maison) et consommons-les avec modération. Limitons-nous à quelques flacons d’huiles essentielles les plus écologiques (voir liste ci-dessus). En général, 2 à 3 gouttes suffisent pour prouver leur efficacité. Ainsi diluées en petite quantité et consommées avec parcimonie, elles ne mettront pas en danger l’environnement ni notre santé. Favorisons les huiles essentielles bio, locales et sans solvants, extraites de plantes qui ne sont pas en danger ni propices à la déforestation.

huile essentielle de tea tree arbre à thé HE
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