viande rouge barquette plastique supermarché acheter taxe
©Sergeyryzhov/iStock
in

Les Pays-Bas proposent une taxe sur la viande pour protéger la planète

Plusieurs ONG néerlandaises ont récemment proposé au parlement européen d’apposer une taxe sur la viande pour épargner la planète. Une telle taxation serait-elle possible en France ? Retour sur la proposition écologique à étudier sérieusement.

La viande coûte cher. Et pas seulement à notre porte-monnaie. L’élevage bovin représente une pollution mondiale importante du fait des ressources qu’il mobilise (eau, céréales, déforestation, émission de méthane…). Face à ce constat écologique et au vu des enjeux climatiques actuels, de nombreuses ONG proposent de taxer la viande rouge pour protéger la planète.

La viande, un produit alimentaire au bilan carbone élevé

Selon l’INRAE (Institut National de la Recherche Agronomique), 1 kilo de viande bovine équivaudrait à 27 kilos d’émissions de gaz à effet de serre. L’élevage de ce type de bétail représenterait ainsi 40% des émissions totales. Bien que toutes les viandes ne soient pas sur un même pied d’égalité en termes de pollution environnementale, il n’y a pas à débattre, la viande en général est une denrée gourmande en ressources. En eau tout d’abord (plus de 13 500 litres), en céréales (près de la moitié des céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail*), en espace (déforestation), en énergie (transport) et en emballage (pollution plastique).

vaches élevage bétail manger viande bovine animaux ferme
©Dusanpetkovic/iStock

*800 millions de tonnes, soit assez pour nourrir plus de 3 milliards de personnes !

En Europe, le contenu de notre assiette compterait pour un tiers de l’empreinte écologique

Si l’emballage et le transport d’un produit contribuent à la pollution environnementale, en revanche, le mode de production de cet aliment les surpasse largement. L’élevage est ainsi la partie la plus néfaste d’une denrée comme la viande, qui demande énormément de ressources et génère bien plus de CO2 que la culture des plantes, quelle que soit leur nature.

À titre d’exemple, un avocat du Mexique serait ainsi plus “écologique” qu’une viande française locale… Évidemment, on ne vous incite pas au régime de bananes équatoriales ou à l’achat de fruits de la passion made in Vietnam… L’idée est plutôt de démontrer que le transport n’est responsable que d’une petite partie des émissions de gaz à effet de serre des aliments, la plus grosse partie restant la production elle-même.

Bientôt une taxe sur la viande ?

Face au lourd bilan écologique de la viande, des ONG néerlandaises font pression sur le secteur en défendant l’idée d’une taxe. Selon ces associations, le prix de vente actuel de la viande est en dessous de ce que sa production coûte à la planète. La proposition, soumise au parlement européen en début d’année, consiste à taxer la viande, d’ici à 2030, selon sa nature et son impact écologique.

L’objectif d’une telle taxe est aussi d’inciter le consommateur à revoir son alimentation, et comprendre l’impact de tel ou tel type d’aliment. Une taxation bonne à prendre quand on sait que la viande bovine n’est pas ce qu’il y a de meilleur pour la santé…

viande rouge barquette plastique supermarché acheter taxe
©Sergeyryzhov/iStock

Vers une taxe sur les autres produits d’origine animale ?

Vous l’avez compris, la viande compte parmi les aliments les plus polluants. Mais elle n’est pas la seule : les autres produits d’origine animale ne sont pas irréprochables. Le fromage et les produits laitiers, la volaille ou le poisson sont tout aussi concernés par la pollution. D’ailleurs, les 20 plus grosses entreprises mondiales de lait et de viande génèreraient une émission annuelle de plus de 930 millions de tonnes de CO2 ! Soit autant qu’un pays entier comme l’Allemagne…

Qu’en sera-t-il des agriculteurs ?

Les ONG à l’origine de la proposition ne cherchent pas à pénaliser les agriculteurs. Ces associations de protection de la nature proposent ainsi la redistribution de la taxe aux éleveurs. Cette “prime” s’élèverait, selon les estimations, à tout de même plus de 32 milliards d’euros (par an). La moitié serait ainsi reversée aux agriculteurs pour les inciter à produire mieux. Notamment par le biais de financements à la reconversion biologique ou d’investissements pour le bien-être animal.

L’autre partie de la taxe sur la viande pourrait servir à baisser la TVA des fruits et légumes pour inciter les consommateurs les plus modestes à mieux s’alimenter, et à découvrir une alimentation saine à base de plantes.

humous de patates douces légumes cuisine apéro vegan
©Vaaseenaa/iStock

Et vous, que pensez-vous de cette proposition de taxe sur la viande pour préserver les ressources de la planète ? Partagez-nous votre avis sur la question en commentaire ! Vous êtes déjà végétarien ? Bravo ! Découvrez l’étape suivante, le végétalisme et ses multiples bienfaits dans notre article : Devenir vegan pour réduire son empreinte carbone : 5 (gros) avantages

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *