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6 actions concrètes pour freiner le développement du béton à son échelle

Même si le développement de l’urbanisation n’est pas (toujours) de notre fait, il s’avère possible de réduire le béton à notre échelle. Voici quelques actions concrètes pour freiner la progression du ciment et favoriser le végétal au bétonnage excessif !

L’urbanisation, et notamment le béton, n’aide pas à enrayer le réchauffement climatique, bien au contraire. Plus il y a de routes et de ciment, moins il y a de verdure et plus les villes sont sujettes à la canicule. Les arbres en revanche, offrent, en plus d’une bouffée d’oxygène bienvenue, la fraîcheur et l’humidité nécessaires à supporter les fortes chaleurs estivales, et réduire la température. Une clim naturelle et zéro déchet, en somme ! Construire moins et végétaliser plus, c’est aussi gagner en qualité de vie, d’air et préserver les espèces animales et florales environnantes.

Évidemment, la décision de bétonner les villes, les plages, les campagnes ou la montagne, de construire de nouvelles routes et axes routiers ne nous appartient pas. Mais sachez qu’à notre humble échelle, certaines actions faciles pourraient suffire à changer les choses. À plusieurs, nous sommes capables de faire la différence !

1/ Mangez local pour limiter les poids lourds sur les routes

Manger local est un vote. Une manière de revendiquer des produits frais et d’encourager l’économie de sa région en soutenant les petits producteurs. Un moyen aussi de désengorger les grands axes routiers et de limiter les camions à la provenance lointaine. Si vous avez l’habitude de partir en vacances ou de vous déplacer en voiture, vous n’avez pas pu échapper aux nombreux poids lourds en provenance d’Espagne, notamment : ceux-ci acheminent les fruits et légumes qui atterrissent dans nos supermarchés. Le désengorgement routier ne tient qu’à nos choix alimentaires !

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2/ Vous avez le projet d’acheter un bien immobilier ? Privilégiez les logements existants à ceux neufs ou sur plan

Les logements neufs ou sur plan peuvent présenter de nombreux avantages sur papier. Leur grand atout écologique réside certainement dans l’innovation en terme de basse consommation et d’énergies renouvelables. Cela dit, tous les immeubles neufs ne sont pas construits dans une volonté de réduire la pollution. Et surtout, les constructions neuves entraînent la destruction de nombreux habitats naturels invisibles à l’oeil humain. La faune souterraine est extrêmement riche, même dans les villes. Imaginez le massacre lorsque cette vie florissante est décimée par nos engins de constructions modernes. Un mal pour un bien ? Pas si certain…

Rénover un logement existant dans une volonté de le rendre plus vert (isolation, électricité, végétalisation, etc.) serait ainsi plus écologique et moins énergivore que de construire du neuf.

3/ Plantez des arbres ou privilégiez les entreprises qui le font

La verdure, une décoration utile qui n’a que des qualités ! Les arbres permettent, entre autres bienfaits, de réduire la chaleur ambiante et de rendre l’air plus respirable par la réduction de CO2 dans l’atmosphère. Ces végétaux sont aussi les principales sources d’oxygène sur terre, fournissant en plus de cela de la nourriture, aussi bien pour l’humain que pour l’animal ou le végétal (fruits, baies ou noix). Les arbres permettent aussi de réduire la pollution sonore et de fournir un abri à la faune sauvage.

Évidemment, tout le monde ne peut pas se vanter de posséder un terrain ou un grand jardin. Mais même si vous vivez en appartement, vous pouvez facilement végétaliser votre logement. Vous pouvez aussi soutenir les associations et projets qui plantent des arbres à travers le monde, et les entreprises qui s’engagent. Pour n’en citer que trois : Reforest’Action, Ecotree ou encore Treedom, des sites qui permettent de planter et d’offrir facilement des arbres en ligne.

4/ Favorisez l’utilisation du vélo (ou la marche) pour limiter la construction de grands axes routiers

L’usage du vélo au quotidien permet d’une part de désengorger les grands axes routiers et d’une autre de ne pas contribuer à en créer de nouveaux. Moins il y a de voitures sur les routes, mieux se porte la faune et la flore perturbée par la pollution à la fois atmosphérique, sonore et visuelle. Bien sûr, tout le monde n’a pas la chance d’habiter proche de son travail ou se payer le luxe du train pour ses vacances en famille. Mais chaque pédalage compte ! Vous pouvez par exemple aller chercher votre baguette de pain à la boulangerie du coin en vélo (ou à pied) au lieu d’emprunter votre véhicule par habitude. Un excellent exercice physique (et mental), qui plus est.

5/ Bannissez les aliments qui impliquent une déforestation

L’impact de la déforestation sur la biodiversité est énorme. Selon la FAO (Food & Agriculture Organisation), la première cause de déforestation s’expliquerait par l’élevage animal et l’agriculture. Depuis 1990, 420 millions d’hectares de forêt ont été détruits, soit 6,5 fois la taille de la France. En plus de représenter une menace pour la biodiversité et les peuples autochtones, la déforestation provoque une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Alors, quels aliments et produits de consommation bannir pour éviter la déforestation ? L’huile de palme, la viande, le cacao, le tabac ou encore le soja d’Amazonie (il existe pourtant du soja français). En plus de contribuer à réduire la déforestation à votre échelle, vous limitez aussi le transport routier, aérien et/ou maritime.

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6/ Testez l’échange de maison pour vos vacances, et réduisez l’urbanisation des paysages naturels (hôtels & stations balnéaires à moitié occupé/es)

De nombreuses villes en bord de mer ont pris le parti de construire à l’extrême pour loger les touristes de passage l’été ou à l’année. Des constructions littorales peu esthétiques, loin de se fondre dans le paysage naturel, et des travaux engagés à la va-vite sans se soucier de l’environnement et de la dégradation de la faune et la flore environnante. Dans certaines cités balnéaires européennes, les logements sont même à moitié occupés (voire pas du tout), les travaux engagés conduits inutilement sous l’appât du gain. Résultat des courses : des édifices en béton qui, en plus d’enlaidir le paysage littoral, ont anéanti une bonne partie de la diversité biologique.

Alors, à moins de choisir une station balnéaire écologique cet été (un mouvement semble être en marche), vous pouvez tester l’échange de maison ! Cette solution écologique et économique vous permettra de vous sentir comme chez vous sans contribuer à augmenter l’offre et la demande de logements de vacances neufs. En plus, vous n’aurez rien à payer, ou presque.

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Réduire le béton, c’est aussi gagner en qualité de vie, tout en enrayant le réchauffement !

Et vous, connaissez-vous d’autres moyens de lutter activement contre le réchauffement climatique et réduire le béton dans les villes (ou ailleurs) ? Partagez-nous vos idées zéro déchet en commentaire !

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