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Kouign amann vegan doré et gourmand : la recette maison simplissime pour savourer le meilleur de la Bretagne

Dans la fraîcheur dorée de janvier, rien n’éveille autant les papilles qu’un kouign amann tout droit inspiré de la Bretagne, ce trésor aux origines marines qui charme par ses saveurs caramélisées et sa texture magique, à la croisée du croustillant et du moelleux. Offrir sa version gourmande et 100 % végane, chaude encore, aux volutes sucrées, c’est installer chez soi une fête d’hiver qui réchauffe le cœur et invite à la plus généreuse des pauses-café. La douceur régressive du sucre doré, le parfum chaud de la pâte levée et le contraste savamment orchestré d’une croûte épaisse et croustillante : qui oserait résister à ce plaisir sensuel, si simple à réaliser, si épatant à partager ? Découvrez comment ce tourbillon de douceur devient accessible à tous, sans aucun produit laitier mais avec une magie intacte et une âme résolument bretonne.

Les ingrédients

Pour un kouign amann vegan pour 6 à 8 personnes

  • 250 g de farine de blé
  • 5 g de sel
  • 20 g de levure boulangère fraîche
  • 170 ml d’eau tiède
  • 150 g de margarine végétale bien froide
  • 150 g de sucre de canne
  • Un peu d’huile neutre pour le moule

Les étapes

Les étapes
Source: DR

Préparer la pâte

La base du kouign amann, c’est une pâte levée douce et souple. Commencez par délayer la levure dans l’eau tiède, puis versez ce mélange sur la farine et le sel dans un grand saladier. Pétrissez le tout à la main jusqu’à obtenir une texture homogène et lisse. Cette étape manuelle, loin de toute complication technique, révèlera le plaisir de travailler la pâte, déjà doucement parfumée de blé.

Laissez la pâte reposer à température ambiante, couverte d’un linge propre, le temps qu’elle double de volume. Environ une heure plus tard, elle aura pris du souffle, légère et prometteuse pour la suite des opérations : le secret du fondant, c’est cette première levée généreuse !

Façonner et plier façon kouign amann

Sur un plan de travail légèrement fariné, abaissez la pâte en un grand rectangle. Disposez les lamelles de margarine très froide de façon uniforme sur toute la surface, puis parsemez de sucre de canne, généreusement, pour garantir la fameuse croûte caramélisée qui fait tant saliver.

Pour réussir un kouign amann à la maison, il suffit de superposer pâte levée, margarine et sucre en couches pliées, puis de cuire à four chaud pour obtenir une pâte caramélisée croustillante à l’extérieur et moelleuse à cœur, sans besoin de robot ou d’ingrédient compliqué. Repliez ensuite la pâte en trois, comme un portefeuille, faites pivoter d’un quart de tour, étalez à nouveau délicatement et repliez encore en trois. Un dernier repos de quinze minutes permettra à la pâte de se détendre et d’assimiler ces couches gourmandes. Répétez une dernière fois le pliage simple pour parfaire la texture.

Dernière levée et cuisson

Huilez légèrement un moule rond, puis déposez-y délicatement la pâte, replis vers le bas, pour préserver l’onctuosité du cœur lors de la cuisson. Laissez à nouveau lever à température ambiante pendant 30 minutes : la pâte gonflera une ultime fois, gage d’une mie tendre, presque aérienne, sous sa croûte terriblement gourmande.

Préchauffez le four à 200 °C. Il ne reste plus qu’à enfourner pour 35 à 40 minutes jusqu’à obtention d’une croûte joliment dorée et caramélisée, signe que les couches de sucre et de margarine ont fondu, nappant la pâte d’un parfum irrésistible. Surveillez la cuisson pour éviter toute amertume : la coloration intense sans excès, c’est tout l’art du kouign amann réussi.

Dégustation et idées d’accompagnement

À la sortie du four, l’odeur envahissante de sucre chaud et de pâte levée appelle à la gourmandise immédiate. Servez ce kouign amann tiède ou à température ambiante pour profiter au mieux de sa double promesse : un cœur ultra-moelleux, presque fondant, et une croûte croustillante, caramélisée à souhait. Ce contraste entre douceur et riches éclats craquants sublime chaque bouchée.

Pour un moment vraiment breton, accompagnez ce dessert généreux d’un filet de caramel beurre salé version végétale ou d’un thé noir fumé, dont l’astringence réveille la saveur de la margarine. Un partage idéal pour une pause gourmande de janvier, emmitouflée, en compagnie ou en solo, à l’heure où la lumière décline et les envies sucrées se font plus pressantes.

Conseils et variantes pour se régaler au fil des saisons

À chaque saison, une touche personnelle pour transcender la recette. Remplacer une partie du sucre par de la cassonade ambrée révèle une saveur encore plus rustique, quasi régressive, tandis qu’un voile de vanille en poudre ou quelques zestes d’agrumes râpés dans la pâte donnent de l’éclat et transforment la tradition sans rien perdre du respect dû à ce classique breton.

Conservez le kouign amann sous une cloche, à température ambiante : il gagne encore en parfum le lendemain, surtout après un très bref passage au four, qui lui redonne tout son croquant d’exception et fait renaître ses saveurs intenses. L’art de savourer ce dessert, c’est aussi de le faire durer juste assez pour que chaque part devienne un petit événement.

Quand l’hiver persiste dehors, que la fête de la galette s’estompe à peine, une fournée de kouign amann vegan promet une parenthèse sucrée dans le quotidien, sans quitter la Bretagne, et sans renoncer à la magie d’un vrai plaisir gourmand. La gourmandise la plus simple, héritée, revisitée, devient alors célébration, et invite tous les gourmets à imaginer de nouvelles variations au fil des envies et des saisons. À qui offrirez-vous votre première tranche caramélisée ?

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Rédigé par Julie

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