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Ces alternatives écologiques à la pelouse tueuse de biodiversité

La pelouse et le gazon classique nécessitent beaucoup d’eau et d’entretien. Arrosages incessants, tontes régulières, engrais biberonnés aux pesticides, le carré d’herbe parfaite n’est plus dans le coup. Changeons de point de vue, invitons la biodiversité dans nos terrains particuliers ! Voici quelques alternatives écologiques à la pelouse tueuse de biodiversité.

En France, selon les estimations, les jardins avec pelouse s’élèveraient à plus de 11 000 parcelles. Sans cesse arrosé, désherbé ou traité aux produits chimiques, ce gazon verdoyant à tout moment de l’année serait un non-sens écologique, une véritable entrave à la biodiversité. Changeons nos habitudes de jardinage !

Le gazon, une pelouse gourmande en ressources et tueuse de biodiversité

Arrosage automatique, engrais, pesticides, tondeuse électrique ou semis incessants (sans aucun rendement), le gazon naturel ne l’est pas tant. Car en plus de consommer beaucoup d’eau et  de nécessiter plusieurs traitements chimiques pour durer, la pelouse tue aussi la biodiversité. L’impeccable tapis vert est loin d’être exemplaire…

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Quelles alternatives écologiques à la pelouse ?

Le gazon parfait est vide de sens. Guérissons notre addiction au jardinage à la française, rapprochons-nous du jardin romantique à l’anglaise ! Un mur où grimperaient sans entrave lierre, vigne vierge et roses sauvages, jonché d’un tapis de mousse ou de trèfles moelleux à souhait n’est-il pas plus séduisant qu’un gazon parfait sur lequel on interdirait aux enfants de jouer ?

Ces graines à semer dans son jardin pour entamer sa transition écologique et favoriser la biodiversité

Voici quelques exemples de plantes à favoriser dans votre jardin pour remplacer la pelouse et encourager la biodiversité. Pour limiter l’arrosage et l’entretien, nous vous conseillons vivement de sélectionner des plantes locales propres à la géographie de votre région. Le type de sol et son exposition sont aussi des critères à prendre en compte.

  • Du trèfle
  • Des plantes indigènes plus résistantes et demandant moins d’entretien (pervenche, millepertuis, thym laineux, verveine nodiflore, camomille tapissante, sarrasin, lin, moutarde, etc.)
  • Des espèces mellifères pour nourrir et protéger les abeilles (et autres insectes pollinisateurs)
  • Une pelouse diversifiée (un mélange d’herbe, de fleurs mellifères et endémiques)
  • Des semences naturelles et sans pesticides
  • Un tapis de mousse (tout doux pour les pieds, qui plus est !)
  • Les végétaux qui ne nécessitent aucune tonte et très peu d’eau (le zoysia par exemple, cette graminée rustique et vivace, ou encore la turquette).
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D’autres plantes sans entretien quotidien qui permettent de remplacer avantageusement le gazon :

  • L’achillée crithmifolia
  • Le liriope Muscari Isabella
  • Le cynodon dactylon
  • Le kikuyu (particulièrement adapté aux endroits frais, humides et ombragés)
  • La sagine verte ou dorée
  • L’isotoma et ses fleurs colorées en forme d’étoile
  • Le dichondra rampant
  • La Leptinella Platt’s Black ou verte.
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Les avantages à oublier le gazon

Laisser la nature reprendre ses droits favorise le retour et le développement d’un écosystème endémique. À Drummondville, au Québec, la municipalité a fait l’essai : selon le directeur du service de l’environnement, toute une faune qui avait disparu est revenue se nourrir et élire domicile dans les jardins publics, comme certains oiseaux oubliés. Les résultats de ce changement d’orientation seraient rapidement visibles, selon les constatations du service en question :

On voit déjà les résultats sur la biodiversité et ça ne fait même pas un an, c’est assez incroyable.

La réduction de l’entretien des jardins et espaces verts amène aussi, par extension, à réduire les dépenses et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Abandonnons nos tondeuses bruyantes, nos tuyaux d’arrosage gourmands et nos désherbants, laissons la nature faire son travail ! Elle nous le rendra bien.

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Un jardin plus durable sans sacrifier le plaisir de l’herbe fraîche, c’est possible !

Et vous, connaissez-vous d’autres alternatives à la pelouse ou au gazon ? Partagez-nous votre avis et votre expérience de jardinier zéro déchet en commentaire !

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